01.02.2012
Vivre sous terre, le prix de l’asile? – Regards sur l’évolution actuelle de la politique d’asile dans le canton de Vaud.
À l heure où le canton de Vaud envisage de transformer ces abris de protection civile en “sleep-in”, où les requérants n auraient plus droit ni a un lit fixe ni a une armoire, nous avons souhaité redonner la parole aux premières personnes concernées, soit aux requérant-e-s d asile eux-mêmes.
Qui sont les personnes qui vivent dans des abris? Pourquoi de plus en plus de requérant-e-s d asile sont logés dans des abris de protection civile ou des centres collectifs? Comment y vivent-ils? Comment perçoivent-ils leur situation en Suisse et l’image que l’on peut avoir d’eux?
Une série de questions qui nous amèneront à nous interroger plus largement sur la politique d’asile actuellement menée par les autorités vaudoises et confédérales. En effet, quels sont les buts et les enjeux de cette politique ? Quelles conséquences a-t-elle sur les personnes qui la subissent ? Et quelle évolution peut-on entrevoir pour le futur?
Après nous être rendus à la séance d’information publique relative a l’ouverture d’un abri PC a Orbe, où étaient présents plusieurs représentant-e-s de l EVAM (Établissement vaudois d accueil des migrant-e-s) ainsi que M. Philippe Leuba, Conseiller d État vaudois en charge de l’asile, nous nous sommes rendus au centre des Boveresses de Lausanne, qui accueille durant la journée les personnes logées dans les abris PC de Coteau-Fleuri (Lausanne) et du Mont-sur-Lausanne. Finalement, nous nous sommes entretenus avec Karine Povlakic, juriste au Service d’aide juridique aux exilé-e-s et auteure de l’ouvrage “Suppression de l’aide sociale, un instrument de contrainte” (Éditions d’En Bas, 2011), qui décrypte pour nous l’évolution actuelle de la politique migratoire en Suisse et nous livre un regard critique sur celle-ci.